• Julie Picon

Convoyage de Catimini de Lorient à Marseille - 2ème étape: des Baléares au port de l’Estaque



Formentera : 3 jours


Pour notre premier mouillage aux Baléares nous avons droit à deux nuits sur une eau bleue turquoise, seul bateau de la Cala Saona. Du repos, une inauguration de l’annexe et une balade le long des falaises : tout ce qu’il faut pour refaire le plein d’énergie.



Deuxième mouillage dans un autre petit paradis: “Ses Iletes”, une bande de sable au milieu de la mer translucide, 3 mètres de fond et quelques bateaux qui ont eu la même idée que nous pour la première fois depuis notre départ ! Grande balade en paddle jusqu’à Espalmador, petite île privée inaccessible à la circulation, aux allures de bout du monde.


Départ pour Ibiza: belle navigation avec grand soleil, mer calme et petit largue.


Ibiza: 2 jours


Nous arrivons à Cala Bassa, petite anse probablement infernale en plein mois d’août, mais en mai c’est eau claire à 20°C et quelques touristes sur la plage, magique ! Pour le folklore un yacht de luxe au mouillage nous a fait une démonstration de cours de gym avec coach sportif privé sur le pont !



Deuxième journée au Nord de l’île dans la très jolie Cala Xarraca: une crique vert émeraude (ça change un peu) avec un minuscule port de pêche et une improbable villa, comme sortie de l’imagination de Gaudi...

Après une nuit bien ventue nous partons au petit matin en direction de Majorque.



Majorque: 2 jours


Traversée Ibiza-Majorque de jour, avec un bon vent portant.

Nous arrivons au Sud de Majorque, à la station balnéaire de Sant Elm, franchement charmante. Un peu de civilisation ! On espère se faire un petit resto mais le protocole sanitaire en vigueur sur l’île (qui n’a rien à envier à la simplicité des protocoles français…) nous en empêche.

Départ le lendemain matin pour la côte ouest de Majorque. C’est une côte sauvage avec des belles falaises et quelques minuscules villages éparpillés sur leurs flancs. Pas de vent, et une probable avarie sur le moteur tribord, qui crache une fumée blanche peu engageante, nous contraint à faire route à petite allure. Mais cela nous laisse le temps de profiter du décor : les nuages semblent flotter et s’accrocher aux falaises.


Nous faisons une pause à midi à Punta de Saforadada, au milieu de cette superbe côte. L’eau est si claire qu’on peut voir le fond par 15 mètres. Nous décidons de ne pas y passer la nuit car un des modèles météo annonce de grosses rafales.



Nous passons donc la nuit au mouillage à Puert de Soller qui semble être le seul vrai abri de la côte Ouest. Grand bien nous en a pris … On se couche par 2 noeuds de vent et on est réveillé deux heures plus tard par un vacarme infernal. Le vent est monté d’un coup avec des rafales à 40 noeuds. Le mouillage a un petit avant goût d’apocalypse avec des catamarans qui se décrochent et partent à la dérive en tournoyant et percutant les autres bateaux. Notre ancre a vaillamment tenu le coup et bien que la nuit n’ait pas été de tout repos on a eu la chance de ne subir aucun dégât.


Le lendemain c’est panne de gaz (en même temps on était parti avec une seule petite bonbonne de 3kg), un dimanche, jour de fête nationale en Espagne. Autant dire que malgré tous nos efforts on n’a pas trouvé le moindre magasin ouvert. Tant pis, pour se consoler et se préparer à manger froid les prochains jours nous pouvons enfin profiter de notre premier resto en terrasse depuis le mois de novembre !



La météo méditerranéenne semblant plus qu’incertaine pour les jours à venir, avec des alternances de coups de Mistral/ coups de vent d’Est, nous nous voyons obligés de partir ce soir là et d’écourter notre séjour aux Baléares… dommage pour Minorque.

Traversée Baléares-Marseille:


Un jour et deux nuits dans une mer bouillonnante; traversée placée sous le signe de “pitié faite qu’on arrive bientôt” …

Première nuit au moteur, puis vent bien établi à 15-20 noeuds au portant, on s’attend à une navigation plutôt agréable, mais une improbable houle nous frappe de travers et transforme la mer en jacuzzi géant et notre bateau en auto tamponneuse !

Bref on était très très heureux d’apercevoir Marseille au matin de la deuxième nuit !!



Et c’est ainsi que Catimini et son (plus ou moins) vaillant équipage ont donc rejoint leur port d’attache à Corbières dans l’attente du grand départ.





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