• Melchior Treillet

Le Petit Prince, premier catamaran à rejoindre la flotte Docs Océans!

Dernière mise à jour : 7 nov. 2020

Avec l’arrivée de ce premier bateau, l’association dispose à présent des moyens nécessaires à son objectif, rapprocher des médecins des populations isolées à travers l’océan !


Ce catamaran, un Catana 42 de 2008, est réputé pour naviguer rapidement, en sécurité et pour affronter toutes les conditions.

Ils nous permettra d’atteindre les endroits les plus isolés et ainsi faire bénéficier d’assistance médicale aux populations les plus recluses.


Nous vous livrons les impressions de son skipper Cédric, qui a pu tester le bateau lors d’un long convoyage entre Toulon et Lorient.





Cédric, êtes-vous satisfait de ce bateau ?


Tout à fait ! Lors de ce convoyage nous avons été confronté à plusieurs reprises à des vents supérieurs à 40 noeuds et à une mer très formée. Notamment en sortie de Gibraltar et au Cap Finisterre. Comme espéré, le bateau s’est montré très marin et à aucun moment je n’ai ressenti le besoin de nous mettre à l’abri.


Le bateau a plus de 12 ans, il doit y avoir du matériel à remplacer pour préparer un projet sur 3 ans, n’est-ce pas ?

Effectivement. Malgré un refit important par le chantier Catana l’an dernier, certains systèmes sont très usés et devront être réparés ou remplacés. Je pense notamment à l’enrouleur de génois qui m’a posé des problèmes pour réduire la toile dans la baston et le rail de guindant de la grand voile qui m’a obligé à naviguer avec un ri en permanence...

Venant de la course au large, j’ai aussi bien remarqué que ce bateau a été préparé pour la croisière « tranquille » en ce qui concerne les cordages et le réglage des voiles...

C’est à dire ?

C’est à dire que si on veut naviguer à la voile de manière aussi performante que ce que permet ce bateau, il va falloir investir un peu et remplacer les cordages mal dimensionnés, ajouter des rentreurs de génois, des barbers, surgainer les cordages où ils frottent le plus et dans les bloqueurs, etc.

Aussi, il va falloir acheter un nouveau génois, un second spi.

Il va donc y avoir un travail de préparation dès cet hiver ?

Oui, pour le projet DocsOceans nous allons naviguer au bout du monde ! Cela implique de partir avec un bateau fiable et capable d’enchainer des milliers de milles !

Financièrement ça va le faire ?

Pour la main d’oeuvre je suis compétent dans à peu près tous les domaines, par contre nous comptons sur des partenariats financiers et techniques pour l’achat du matériel.

Merci Cédric et bonne préparation !

L’association attend maintenant l’arrivée d’un second bateau, un TS 42 dont la sortie du chantier est prévue courant novembre !


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